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Il existe trois grandes
sortes de fromages de chèvre,
différenciées selon leur mode de fabrication : |
Les fromages de chèvre frais
: leur
texture est souple, tranchable, non collante, et leur goût est neutre.
Le caractère frais est renforcé pour le cendré.
Les fromages de chèvre "lactiques"
: ces fromages affinés sont de texture
cassante, légèrement fondante et leur goût est plus typé.
Les fromages de chèvre "présure"
: ces fromages affinés de type camembert
ont une texture souple, fondante et onctueuse ; leur goût est peu
typé, sauf s'ils sont au lait cru.
On trouve essentiellement, dans la grande famille des chèvres, des
pâtes molles à croûte naturelle ou fleurie et des pâtes fraîches.
Les pâtes pressées non cuites et les pâtes persillées sont plus rares.
Comme les autres fromages, elles peuvent provenir de lait cru, pasteurisé
ou thermisé.
Malgré ces différences, il existe
des étapes communes à la fabrication de tous les fromages de chèvre
:
On filtre le lait et on le chauffe éventuellement (pasteurisation
ou thermisation).
Pour le caillage du lait, on introduit des ferments lactiques et de
la présure, ou on laisse le caillage se faire spontanément. La quantité
de présure et la durée du caillage déterminent les caractéristiques
du produit fini.
On égoutte le caillé obtenu.
L'affinage se poursuit jusqu'à obtention
de la consistance voulue : fraîche, tendre, demi-dure, dure,
ou cassante.
La durée de l'affinage dépend aussi du format du fromage. Un
petit Picodon est sec en deux semaines tandis qu'il faut cinq
semaines à un Valençay pour atteindre la consistance idéale. |

Affinage
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Selon les types de fromages, le
moulage, le salage et l'égouttage s'effectuent
dans un ordre différent. Cependant, sur tous les types de fromages,
l'affinage provoque
les mêmes effets.
A peine sorti du moule, le fromage
frais possède une texture friable qui s'accommode de toutes sortes
d'ingrédients. Au bout de huit jours, la saveur et l'arôme caprins
apparaissent, gardant un goût de "frais".
Après deux semaines, la croûte
devient légèrement bleutée. Le fromage, bien égoutté, possède un bouquet
typique, selon sa forme et son origine. Une croûte bleuie par les
moisissures se forme spontanément sur les fromages fermiers. Les fromages
laitiers se couvrent d'une croûte fleurie, née de l'ensemencement.
Au terme de trois ou quatre semaines,
la pâte durcit, devient sèche, parfois cassante. Le goût s'accentue
fortement, sans devenir piquant.
Au-delà de quatre à cinq semaines, le fromage devient "repassé".
Son goût s'accentue encore et son piquant saisissant demande des papilles
exercées pour être pleinement apprécié.
Fromages fermiers et fromages laitiers
La réglementation française
définit strictement l'emploi du terme fermier pour les fromages.
Le décret du 27 avril 2007 indique que l'étiquetage
des fromages peut comporter le terme fermier ou tout autre indication
laissant entendre une origine fermière lorsque le fromage est
fabriqué selon des techniques traditionnelles par un producteur
ne traitant que le lait de sa propre exploitation sur le lieu même
de celle-ci. Car l'une des particularités des fromages de chèvre
est que le nombre d'entre eux (plus d'un quart) sont fabriqués
à la ferme. La plupart des fromages fermiers est produite à
partir de lait cru. Les fromages laitiers sont, eux fabriqués
en laiteries, selon des méthodes artisanales ou industrielles,
à partir de lait cru ou de lait pasteurisé.
© cniel janvier 2008 |